Les services de police autochtones : reproduction ou création d'un nouveau mode de gouvernance ?
Présentation donnée par Charles-Émile Badie, candidat à la maîtrise en sociologie à l’Université Laval
« Formée en 1873, la Police à cheval du Nord-Ouest (PCNO) entame sa marche vers l’Ouest en 1874. Moment significatif dans l’histoire canadienne, il s’agit aussi du début de la colonisation des Territoires du Nord-Ouest par le Canada. L’implication de la PCNO dans la négociation des traités numérotés et son rôle central dans l’administration de cette région fondent la relation coloniale qui lie les services de police du Canada aux Nations autochtones. L’intégration d’auxiliaires autochtones dans les rangs de la police sert alors à légitimer l’autorité de l’État canadien auprès des communautés. Cela semble toutefois changer à partir des années 1960, une période marquée par des réformes ayant pour objectif officiel d’adapter les services policiers aux besoins des communautés autochtones.
L’adoption en 1992 de la Politique sur la police des Premières nations (PPPN), s’inscrit, semble-t-il dans la même logique : il s’agit alors d’uniformiser les modèles de police autochtones tout en offrant aux communautés des services professionnels et adaptés à leurs besoins. La question qui guide cette recherche interroge ces changements : la PPPN marque-t-elle un dépassement de la relation coloniale entre l’État canadien et les peuples autochtones ? L’objectif de cette recherche est de comprendre comment la PPPN a été initialement pensée et mise en place. Pour ce faire, j’analyse les documents de la collection « Série sur les services policiers autochtones » produits au cours des années 1990 en mobilisant la conception foucaldienne du pouvoir et les théories décoloniales. »
L’activité aura lieu en COMODAL.
✦ Présentiel : Pavillon Charles-De Koninck, local 5128, Université Laval
✦ En ligne : Inscription obligatoire
Conférence






