Description

Chaque année, le CIÉRA organise un colloque pluridisciplinaire de langue française consacré aux questions autochtones. Ce lieu facilite les échanges entre ses membres et des chercheurs d’autres universités, centres de recherche, ministères, organismes publics et autochtones, ainsi que de firmes de consultants. Il offre de plus l’occasion aux étudiants, tout comme aux Autochtones, de présenter leurs résultats de recherche et de débattre avec d’autres chercheurs de leur problématique, de leurs méthodes et de leurs résultats, contribuant ainsi à la formation d’une relève en recherche.

Qui plus est, l’organisation de cette activité est prise en charge à chaque année par un comité entièrement composé d’étudiantes et d’étudiants du CIÉRA, en étroite collaboration avec les associations étudiantes autochtones universitaires.

Soulignons enfin la tenue d’une soirée culturelle, organisée en complément au colloque, qui s’avère à chaque année un immense succès, tant par la qualité des performances artistiques présentées que par la foule qui y assiste.

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22e Colloque annuel du CIÉRA

De la revitalisation à la réappropriation langagière : droits, langues et transmission des savoirs ancestraux

Le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) tiendra son 22e colloque annuel au Musée de la civilisation à Québec les jeudi 23 et vendredi 24 mai 2024.

S’inscrivant dans les travaux de la Décennie internationale des langues autochtones des Nations Unies (2022-2032), la thématique du 22e colloque annuel du CIÉRA est : « De la revitalisation à la réappropriation langagière : droits, langues et transmission des savoirs ancestraux ».

Ces deux journées permettront à la communauté scientifique et des milieux de pratique de partager leurs expériences et réflexions sur les enjeux liés à la revitalisation et à la réappropriation des langues autochtones. Une soirée culturelle est organisée en guise de clôture de la première journée du colloque.

L’interprétation simultanée sera offerte en français, anglais et innu-aimun dans l’auditorium Roland-Arpin.

Consultez le programme du colloque (en français). Le programme préliminaire est disponible en anglais.

Il est encore temps de vous inscrire, mais ne tardez plus!

Pour toutes questions : colloque@ciera.ulaval.ca

Soirée culturelle autochtone

À l’occasion de son 22e colloque annuel, le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) et l’Association étudiante autochtone (AÉA) de l’Université Laval présentent une soirée culturelle multidisciplinaire mettant à l’honneur les artistes autochtones. Retrouvez-nous le 23 mai 2024, à 19h dans le Grand Hall du Musée de la civilisation, à Québec!

Au programme, le lancement du livre Les filles d’Aataentsic : Histoires de vie de sept générations et de l’exposition photographique Habiter le changement, des courts métrages du Wapikoni, une performance dansée avec Aroussen Gros-Louis et une prestation musicale avec l’auteur-compositeur-interprète, Pako.

L’animation sera assurée par deux étudiantes de l’Association étudiante autochtone de l’Université Laval, Alicia Guay et Florence Gagnon-Rock. Une soirée à ne pas manquer!

Les billets (10$) sont en vente maintenant. Ne tardez pas à vous en procurer un! Le montant amassé avec la vente des billets sera remis à l’Association étudiante autochtone de l’Université Laval.

Pour toutes questions : colloque@ciera.ulaval.ca

Colloques précédents

Cultures, langues et pratiques artistiques autochtones – 21e colloque annuel

Programme du colloque (PDF)

Le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) a tenu son 21e colloque annuel à l’Université du Québec en Outaouais (Gatineau) les jeudi 30 et vendredi 31 mars 2023. Ce colloque s’est déroulé sous une forme hybride, à la fois en ligne, à distance, et en présentiel sur le campus de Gatineau, dans une région faisant partie des territoires ancestraux non cédés de la nation algonquine anishinaabe. Le colloque annuel du CIÉRA est organisé conjointement avec le Bureau de liaison autochtone de l’UQO.

En 2022, les Nations Unies ont lancé la décennie des langues autochtones dont un des objectifs et de donner de la visibilité, assurer la préservation, la revitalisation et la promotion des langues autochtones. Dans ce contexte, la thématique du 21e colloque annuel du CIÉRA est : « Cultures, langues et pratiques artistiques autochtones ». Le colloque sera également l’occasion de présenter des recherches en lien avec les axes du CIÉRA portant sur d’autres dimensions que cette thématique.

Jeudi 30 mars 2023

  • Accueil
  • Cercle d’ouverture
  • Panel 1 « Écritures et éducation »
  • Cercle de parole « La mise en œuvre de la décennie internationale des langues autochtones en Afrique, opportunités et défis »
  • Table ronde « Cultures, langues et pratiques artistiques autochtones : qui peut enseigner? »
  • Panel 2 « Arts et connaissances dans les Amériques »

Soirée culturelle en collaboration avec la Semaine culturelle autochtone et le Cégep de l’Outaouais.

  • Tambours et chants, avec Patsea Griffin et Carmel Whittle, des Thunderbird Sisters Collective.
  • Dégustation de bouchées autochtones, par Crystal Chabot – First Cuisine Catering, de Kitigan Zibi.
  • Pièce de théâtre (en langues anishinabe et anglaise) créée et dirigée par Doreen Stevens, de la communauté de Kitigan Zibi :
    • « Anamitagize-Odaying : Femme qui parle à coeur ouvert »

Vendredi 31 mars 2023

  • Panel 3 « Langues, littératures et histoires de vie »
  • Prise de parole « Guérir les 7 prochaines générations. Prise de parole théâtrale d’étudiantes autochtones »
  • Prise de parole « ABC et Anicinapemowin – de la petite enfance à l’université »
  • Présentation « Cahiers du CIÉRA »
  • Panel 4 « Cultures, arts et mutations »
  • Panel 5 « Patrimoines et spiritualités »
  • Cercle de fermeture

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Entre décolonisation et autochtonisation : Comment penser un monde plus juste?

20e édition du colloque annuel

Programme (format pdf)

Le colloque annuel du Centre Interuniversitaire d’études et de recherches autochtones regroupe chaque année près d’une cinquantaine d’académiques, d’artistes et de professionnel.le.s autochtones et non autochtones pour un public d’environ 200 personnes, afin de réfléchir sur un sujet novateur en études autochtones et canadiennes. Nous visons à

  1. Offrir aux chercheur-euse-s, artistes, et professionnel.le.s autochtones et non-autochtones un lieu de rencontre stimulant pour partager, avec d’autres chercheur-euse-s, étudiant-e-s, praticien-ne-s et le public en général, les connaissances scientifiques et pratiques les plus récentes en lien avec les réalités politiques, sociales et culturelles des peuples autochtones ;
  2. Faciliter l’intégration des étudiant-e-s des cycles supérieurs dans le milieu de la recherche autochtone en leur permettant de présenter leurs projets ou leurs résultats de recherche devant des chercheur-euse-s renommées et des organisations autochtones et
  3. Valoriser les savoirs autochtones et leur contribution à la recherche en encourageant, par exemple, les présentations d’aîné-e-s autochtones ou les témoignages d’acteur-rice-s de terrain lors de tables rondes ou de cercles de partage.

Comme en attestent nos partenaires, Autochtones et non-autochtones sont impliqué.e.s à toutes les étapes du processus d’organisation  de ce colloque. Ainsi, l’édition 2022 de ce colloque est organisée en partenariat entre les trois pôles du CIÉRA et le Groupe de recherche interdisciplinaire sur les affirmations autochtones contemporaines de l’UQAM (GRIAAC), en collaboration avec le Cercle des Premières Nations de l’UQAM, le Musée McCord, avec l’appui du Jardin botanique de Montréal ainsi que la participation de la Fédération des Femmes autochtones du Québec.

L’édition 2022 de ce colloque est organisée avec la collaboration des trois pôles du CIÉRA et le Groupe de recherche interdisciplinaire sur les affirmations autochtones contemporaines de l’UQAM (GRIAAC), en partenariat avec le Cercle des Premières Nations de l’UQAM et le Musée McCord. Le colloque se tiendra les 2 et 3 mai 2022 au Musée McCord, à Montréal. Ouvert au grand public, le colloque portera sur une thématique novatrice, soit l’autochtonisation et la décolonisation des institutions et la relation entre ces deux notions. Notre problématique globale sera la suivante : en pratique, que signifient les notions d’autochtonisation et de décolonisation ? Quelles sont les théories et surtout les pratiques pour mettre en œuvre l’autochtonisation dans une institution ?

L’autochtonisation comme la décolonisation sont des termes polysémiques. Leur acception et les pratiques qui en découlent sont souvent déterminées selon la discipline qui les théorise et même, dans le cas de la décolonisation, du sujet auquel elle est associée. En effet, la décolonisation change de signification en fonction des personnes – Autochtones ou Allochtones – ou des institutions pour qui elle est formulée. En ce qui concerne l’autochtonisation, elle est pratiquée par certains musées, par certain-e-s artistes ou organisations, mais elle peut aussi qualifier des pratiques institutionnelles : qu’elles soient autochtones (comme au Nunavut) ou coloniales.

Cependant, nous pourrions définir l’autochtonisation de façon plus générale. Ce concept peut se comprendre comme l’ouverture d’espaces et des institutions aux pensées autochtones. Cela passe par l’inclusion de personnes autochtones dans les organes décisionnels de ces espaces et de ces institutions et l’inclusion de leurs connaissances et de leur manière de faire dans les décisions prises par ces espaces et ces institutions (Melançon 2019). L’autochtonisation sous-entend un processus de changement au sein des institutions permettant l’établissement d’espaces physiques et épistémiques qui prennent en compte les perspectives autochtones (Pete 2016).

Plus spécifiquement, Adam Gaudry et Danielle Lorenz (2018), en s’appuyant sur le contexte universitaire canadien, conçoivent l’autochtonisation à partir d’un spectre à trois dimensions : l’autochtonisation par inclusion, l’autochtonisation centrée sur la réconciliation et l’autochtonisation décoloniale. Pour ces auteur-rice-s, l’autochtonisation par inclusion correspond à la mise en place de politiques visant à augmenter le nombre de personnes autochtones au sein des institutions. Cette dimension de l’autochtonisation ne remet pas en cause les structures coloniales. Elle impose plutôt aux Autochtones de s’adapter à celles-ci. La création d’un contingent autochtone intégré aux forces policières étatiques est un exemple de ce type d’autochtonisation (Aubert et Jaccoud 2009). L’autochtonisation centrée sur la réconciliation vise à mettre sur un pied d’égalité les savoirs et pratiques Allochtones avec ceux des Autochtones afin de parvenir à une nouvelle relation équilibrée. Cette dimension de l’autochtonisation nécessite l’élaboration de mécanismes de collaboration, une transformation effective des processus de prise de décisions et l’inclusion des Premiers Peuples dans les milieux décisionnels qui ont une incidence sur leur vie. La réconciliation passe par la modification des institutions pour y inclure les perspectives autochtones. Enfin, l’autochtonisation décoloniale décrit les pratiques qui visent à réorienter fondamentalement le fonctionnement des institutions. Cette dimension s’appuie grandement sur la pensée de la résurgence afin de réimaginer les institutions. Dans le milieu universitaire, cela signifie de repenser la manière dont les savoirs sont produits pour faire une plus grande place aux connaissances autochtones. L’autochtonisation décoloniale vise dès lors la transformation des institutions en quelque chose de dynamique et nouveau favorisant un climat de justice sociale à l’intérieur de celles-ci. La définition proposée par Gaudry et Lorenz est pertinente, car elle permet de distinguer différents degrés d’autochtonisation en fonction des politiques misent de l’avant par les institutions. Elle peut également être mobilisée pour différents contextes, notamment le milieu muséal (Franco 2020), le milieu de l’éducation primaire et secondaire (Paul, Jubinville et Lévesque 2020 ; Donald 2009) et le milieu de la santé (Lavallee et Poole 2009). À la lumière de la sous-représentation des Autochtones et de leurs savoirs dans ces institutions,  les pratiques d’autochtonisation sont plus que jamais nécessaires.

Dans ces perspectives, nous souhaitons questionner le lien entre l’autochtonisation et la décolonisation en théorie et en pratique. Pour plusieurs auteur-rice-s qui ont une influence très importante en études décoloniales autochtones, ce lien n’existe pas (Alfred 1999, Simpson 2017, Coulthard 2014). Regroupé-e-s sous le titre de « traditionalistes », ces penseur-euse-s imaginent une décolonisation qui ne peut se faire qu’en dehors des institutions coloniales, ce qui entre donc en contradiction profonde avec toutes les définitions de l’autochtonisation. Pour eux et elles, les valeurs entre les sociétés autochtones et allochtones sont à ce point incommensurables, qu’il est impossible de penser la fin des rapports coloniaux (donc la décolonisation) dans une relation avec les sociétés allochtones.

​​Mais pour d’autres auteur-rice-s, cette perspective est intenable sur le plan philosophique et pratique. Il est impossible de penser une identité autochtone qui soit le reflet d’une « image de continuité insulaire ou de culture inchangée » non transformée par le colonialisme (Rifkin 2012, 35). Il n’est pas non plus possible de penser une identité coloniale non affectée par les actions des Autochtones (Schotten 2018, 58-9). Même si les rapports sont inégalitaires et qu’il est évident que les actions coloniales affectent les Autochtones, cette relation doit tout de même être prise en compte pour imaginer un jour, une égalité entre ces différentes sociétés. Bien que ces auteur-rice-s considèrent qu’il existe bien des différences entre les valeurs autochtones et allochtones (puisque sans ces différences il n’y aurait aucune matière pour penser l’autodétermination autochtone et la décolonisation), ces différences ne sont pas insurmontables.

Ainsi, l’autochtonisation peut être comprise comme un ensemble d’actions qui modifie la compréhension des identités et des valeurs autochtones, mais qui conduit aussi à des (r)évolutions dans les structures, dans les philosophies, dans les principes de la citoyenneté, dans les principes juridiques et dans les pratiques politiques de l’État colonial d’établissement (Lightfoot 2016a). Chaque fois que les Autochtones utilisent les institutions coloniales pour remettre en cause le colonialisme, ils contribuent à mettre en place, étape par étape, les bases de véritables changements. Ces actions déstabilisent les fondements coloniaux des États, présentent des alternatives pour (re)penser les relations de domination (idem, 189-90) et rendent, à terme, les institutions coloniales plus favorables à l’acceptation de sociétés autochtones autodéterminées (Siobhán et Murphy 2005, 3-38).

En définitive, ces actions d’autochtonisation portent à la fois sur la protection ou l’affirmation de leurs valeurs, de leurs philosophies, de leurs langues, de leurs rapports sociétaux, de leurs droits et sur la décolonisation des structures du colonialisme d’établissement (Turner 2014, 113). Notre colloque s’intéressera à ces actions dans différents milieux : les universités (Delamour, Joncas, Bernard, Éthier et Croce 2021), les musées (Franco 2020), les institutions municipales (Fawcett 2014) et provinciales (Rousseau 2018), etc. afin de dresser un portrait plus exhaustif de l’autochtonisation aujourd’hui.

Voici, les trois axes qui guideront ce colloque. Le premier portera sur l’autochtonisation des institutions. Il regroupe des théoricien-ne-s et praticien-ne-s de l’autochtonisation dans les institutions démocratiques, politiques et juridiques ainsi que dans les organisations de représentation des intérêts comme les organisations féministes, 2sLGBTQ+, syndicales, etc. Le deuxième portera sur l’autochtonisation du champ des arts. Il réunit des praticien-ne-s et théoricien-ne-s de la décolonisation des musées, des jardins et parcs publics, des organisations et espaces artistiques au sens large. Le troisième axe sera consacré à l’autochtonisation des savoirs. Il regroupe des praticien-ne-s et théoricien-ne-s de l’autochtonisation de l’éducation du primaire à l’universitaire, des soins infirmiers, de la médecine, des départements et facultés universitaires.

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Bibliographie

Alfred, Gerald R. 1999. Peace, power, righteousness: an indigenous manifesto. Don Mills, Ont.: Oxford University Press

Aubert, Laura et Mylène Jaccoud. 2009. « Genèse et développement des polices autochtones au Québec : sur la voie de l’autodétermination ». Régulations sociopénales et peuples autochtones. 42 (2) : 101-119.

Coulthard, Glen Sean. 2014. Red Skin, White Masks: Rejecting the Colonial Politics of Recognition. Minneapolis: University of Minnesota Press

Delamour, Carole, Jo Anni Joncas, David Bernard, Benoît Éthier et Francesca Croce. 2021. Kasalokada ta lagwosada. Réalités et enjeux de la recherche collaborative en milieux autochtones. Sherbrooke : Éditions Peisaj.

Donald, Dwayne Trevor. 2009. « Forts, Curriculum, and Indigenous Métissage: Imagining Decolonization of Aboriginal-Canadian Relations in Educational Contexts» . First Nations Perspectives: The Journal of the Manitoba First Nations Education Resource Centre, 2 (1) :  1-24.

Fawcett, Robert Benjamin. 2014. Exploring indigenous contribution to (indigenization of) the city of Saskatoon’s strategic plan 2012-2022. Mémoire de maîtrise. Trent University.

Franco, Marie-Charlotte. 2020. La décolonisation et l’autochtonisation au musée McCord (1992-2019) : les rapports de collaboration avec les Premiers Peuples et l’inclusion de l’art contemporain des Premières Nations dans les expositions. Thèse de doctorat. Université de Québec à Montréal.

Gaudry, Adam et Danielle Lorenz. 2018. « Indigenization as inclusion, reconciliation, and decolonization: navigating the different visions for indigenizing the Canadian Academy ».  AlterNative: An International Journal of Indigenous Peoples. 14 (3) : 218-227.

Lavallee, Lynn F. et Jennifer M. Poole. 2010. « Beyond Recovery: Colonization, Health and Healing for Indigenous People in Canada ». International Journal of Mental Health and Addiction. 8 : 271-281.

Lightfoot, Sheryl R. 2016. Global indigenous politics: a subtle revolution: London, England New York, New York : Routledge

Melançon, Jérôme. 2019. « L’autochtonisation comme pratique émancipatrice. Les communautés francophones devant l’urgence de la réconciliation ». Cahiers franco-canadiens de l’Ouest. 31 (1) : 43-68.

Paul, Véronique, Mylène Jubinville et Francis Lévesque. 2020 « Le travail collaboratif afin de dépasser l’approche colonialiste et se diriger vers une autochtonisation de la réussite scolaire ». Dans Gisèle Maheux, Glorya Pellerin et Segundo Enrique Quintriqueo Millán, dir., La décolonisation de la scolarisation des jeunes Inuit et des Premières Nations: Sens et défis. Québec : Presses de l’Université du Québec.

Pete, Shauneen. 2016. « 100 ways: Indigenizing & decolonizing academic programs ». Aboriginal Policy Studies. 6 (1) : 81-89.

Rifkin, Marc. 2012. The erotics of sovereignty: queer native writing in the era of self-determination. Minneapolis, Minnesota: University of Minnesota Press

Rousseau, Jane. 2018. « Struggling toward Indigenous representation and service improvement within the BC Ministry of Children and Family Development ». Canadian Public Administration. 61 (4) : 641-664.

Schotten, C. Heike. 2018. Queer Terror: Life, Death, and Desire in the Settler Colony: Columbia University Press

Simpson, Leanne Betasamosake. 2017. As we have always done: indigenous freedom through radical resistance. Minneapolis: University of Minnesota Press.

Siobhán Harty et Michael Murphy. 2005. In Defence of Multinational Citizenship. Vancouver: UBC Press.

Turner, Dale. 2014. This Is Not a Peace Pipe: Towards a Critical Indigenous Philosophy. Toronto: University of Toronto Press.

Bien-être, services publics et territorialités autochtones 

*La 19e édition du colloque annuel s’est déroulée entièrement en ligne due au contexte de la pandémie COVID-19*

Programme (format pdf)

Prenant comme point d’ancrage la pandémie COVID-19, le 19e colloque annuel du CIÉRA avait pour thématique les enjeux relatifs aux inégalités qui gangrènent les services publics et détériorent des conditions socio-économiques déjà difficiles pour de nombreux peuples autochtones. Les réflexions pour cette édition s’articulaient autour de l’inadéquation voire de l’inexistence des services publics et des ressources disponibles pour les peuples autochtones afin de favoriser leur bien-être et leurs efforts éventuels d’autodétermination.

La pandémie est également venue interroger la recherche collaborative, les relations entre chercheurs et les populations autochtones à travers l’impossibilité de se rendre sur le terrain et les enjeux liés à l’accès au technologies numériques de communication. La pandémie tend à mettre en évidence les difficultés déjà existantes et offre aux chercheurs l’occasion de réévaluer comment ils peuvent renforcer de manière positive la relation entre leur travail et les intérêts, priorités et épistémologies des communautés et organisations autochtones. 

Le colloque s’est déroulé sur deux journées qui débutaient d’abord, en matinée, par le séminaire sur invitation des recherches en cours. Cette initiative permettait aux étudiants du CIÉRA de présenter leurs travaux en binôme, accompagnés de leur direction leurs recherches. Les après-midis de ces deux journées étaient ouvertes au public qui a pu assister à plus d’une dizaine de communications proposées par divers chercheurs, professeurs, acteurs et travailleurs issus de milieux de pratiques de la santé et des services publiques.

La soirée culturelle de clôture du colloque rassemblait plusieurs performances artistiques autochtones. Après une diffusion d’un florilège de courts métrages proposés par le Wapikoni Mobile ainsi que d’une récitation poétique de l’artiste innue Marie-Andrée Gill, la soirée s’est conclue par un concert en direct de l’artiste innu Matiu.

Médiathèque

La pertinence des épistémologies autochtones face à la crise climatique actuelle : enjeux de protection et de préservation du territoire

Programme (format pdf)

Ce colloque était une occasion de discuter des enjeux de la protection et de préservation du territoire face à la crise climatique actuelle et en référence aux connaissances, savoirs et pratiques autochtones. Du fait de leur mode de vie et de leur relation à la terre et à l’environnement, les différents groupes autochtones de la planète sont parmi les premiers à être confrontés et à dénoncer les changements climatiques. 

Dans ce colloque, les réflexions se sont articulées autour des questions suivantes : Qu’en est-il de l’intégration de ces épistémologies autochtones dans la lutte aux changements climatiques, dans la préservation de la biodiversité ou encore la protection de la faune ou de la flore ? Quel espace leur est laissé ou offert dans le débat actuel ? À quelles conditions les épistémologies autochtones peuvent contribuer à renforcer le savoir collectif sur les enjeux 4 environnementaux ?

Cette 18e édition a rassemblé une vingtaine de communications réparties en six panels aux thématiques diverses comme l’industrialisation, l’exploitation des ressources, les savoirs autochtones et pratiques, la gouvernance du territoire ou encore tous les enjeux socio-politiques, sanitaires, juridiques, territoriaux, environnementaux relatifs à la crise climatique actuelle. Différentes personnalités influentes se sont réunies à l’occasion de ce colloque, avec notamment Mariam Wallet Aboubakrine, médecin autochtone touarègue et militante investie dans la lutte pour les droits autochtones ainsi que l’ancien chef de la Première Nation Kitigan Zibi Anishinabeg Gilbert Whiteduck. 

Médiathèque

Genres et identités : perspectives autochtones contemporaines

Programme (format pdf)

La 17e édition du colloque annuel était dédié aux échanges et de réflexions sur les enjeux entourant l’expression des genres et des identités sexuelles en milieux autochtones. Ce colloque à pris place à la BAnQ Vieux-Montréal. Le 29 avril, la journée était consacrée aux recherches en cours, terminées ou projetées, en lien direct ou non avec la thématique du colloque. Le 30 avril était dédié précisément à la thématique principale du colloque : les enjeux relatifs à l’expression des genres et des identités sexuelles.

Le contexte colonial, qui comprend notamment l’imposition des normes et des valeurs occidentales allochtones, la sédentarisation, l’évangélisation et le passage à une économie marchande, a créé des inégalités qui ont eu des répercussions sur la détermination des identités de genre et des identités sexuelles autochtones.

En interrogeant les expressions des genres et des identités sexuelles autochtones, au Canada et ailleurs, le colloque du CIÉRA 2019 se voulait ouvert aux réalités spécifiques des femmes et des hommes autochtones, ainsi qu’aux réalités des personnes à deux esprits et LGBTQ.

Les deux journées de colloque qui ont pris place à la BAnQ du Vieux-Montréal ont compté au total pas moins de 39 conférences divisées en 9 sessions. De multiples thématiques ont ainsi pu être abordées, de la question des identités, de la parenté, du genre, de la décolonisation des corps ou encore de la co-construction des savoirs. La myriade d’enjeux qu’implique ces thématiques a réuni à la fois chercheurs, professeurs étudiants et membres de peuples autochtones de différents horizons, tels que Mona Belleau Inuk du Nunavik gestionnaire de projets dans le domaine de la santé ou encore Marcel Petiquay, Atikamekw Iriniw intervenant au Centre d’amitiés autochtones de Wemotaci. 

La soirée culturelle proposait une échappée artistique à travers les courts-métrages du Wapikoni, les performances visuelles et musicales de différents artistes tels que Jacques Newashish, Moe Clark, Soleil Launière ou encore Eruoma Awashish.

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Médiathèque 

Pour une réelle réconciliation?

Programme (format pdf)

Au cours des dernières décennies, la reconnaissance des droits des peuples autochtones a occupé une place centrale dans les discours et les réflexions sur les relations entre les peuples autochtones et l’État canadien. Depuis la publication du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2015) qui propose des actions en vue de remédier aux séquelles des pensionnats autochtones et de faire avancer le processus de réconciliation, cet enjeu est devenu une priorité nationale.

La 16e édition avait pour objectif d’explorer les différentes approches du processus de réconciliation ainsi que les défis à venir. Au cours de ce Colloque du CIÉRA, deux axes majeurs ont guidé les réflexions quant au thème de la réconciliation. L’axe intitulé « Réconciliation en action : enjeux et possibles » a été plus précisément au cours de la première journée, alors que l’axe intitulé « Questionnements et perspectives critiques sur la réconciliation & recherches en cours » était cœur des présentations et des discussions de la seconde journée.

Plusieurs sessions thématiques ainsi qu’une table ronde sont organisés autour de quatre grandes thématiques touchant à des sujets et enjeux liés à la réconciliation. Cette édition a rassemblé pas moins de 44 conférences à travers 7 sessions qui abordaient la réconciliation et ses multiples aspects au travers du prisme de l’éducation, des arts, de la politique ou de l’identité mais également de l’architecture, l’habitation et l’aménagement forestier.

Les deux journées étaient entrecoupées d’une pause artistique offerte à travers une soirée culturelle autochtone réunissant chants, projections, poésie, divers ateliers ainsi que trois concerts de clôture dont la présence de la chanteuse innue Kathia Rock.

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Médiathèque

Dix ans de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des Peuples autochtones : priorités, partenariats et prochaines étapes

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Dans le cadre du 10e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des Peuples autochtones, la 15e édition du colloque annuel du CIÉRA proposait une réflexion autour de ces dix années d’implantation de la Déclaration à travers le monde et ses perspectives d’avenir. 

Adoptée depuis 2007 par l’assemblée générale des Nations Unies, cette Déclaration constitue un document fondamental pour la reconnaissance des droits des groupes autochtones à travers le monde. Bien que légalement non contraignante, la déclaration constitue un des très rares instruments qui met en valeur l’interrelation entre différents droits fondamentaux relatifs aux Peuples autochtones. Il serait intéressant de voir s’il se dessine un modèle particulier de mise en œuvre de la Déclaration propre au contexte canadien.

Ainsi, développer une expertise spécifique, relative à la mise en œuvre de la Déclaration permettrait aujourd’hui de mesurer la portée réelle de celle-ci. 

Cette réflexion pourrait donc être amorcée à travers les questions telles que, sur la base des dix dernières années, quelles sont les perspectives d’application, d’implémentation et d’interprétation de la Déclaration ? Les peuples du Quart-Monde ont-ils là une occasion de forger une jurisprudence nouvelle, ouverte à la notion d’identité collective et basée sur une interculturalité normative ? 

Cette édition, première tenue par le pôle du CIÉRA-UQO, qui débutait par une journée présentant les recherches en cours, rassemblait 19 conférences au cours de 5 sessions thématiques sur la réconciliation, la décolonisation, l’autonomie et l’autodétermination et leurs multiples mises en œuvre à travers le monde. 

La soirée culturelle clôturant la première journée de colloque proposait plusieurs activités comme des spectacles de danses et musiques autochtones, projections de courts-métrages du Wapikoni Mobile, arts et artisanats. 

Cahier du CIÉRA #16 : Les défis de la mise en oeuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : Actes du 15e colloque du CIÉRA

Être étudian(e) autochtone: expériences et trajectoires au niveau postsecondaire

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Cette 14e édition proposait d’aborder la question de l’éducation au Cégep et à l’Université. Alors que la scolarisation postsecondaire apparait comme un enjeu majeur pour le futur des peuples autochtones et que le nombre de diplômés Inuit et des Premières Nations est en constante augmentation, les membres de ces nations représentent une minorité encore peu reconnue dans le milieu académique. Ce colloque visait donc à favoriser une meilleure connaissance de l’expérience et des objectifs des étudiant.e.s autochtones.

Les panels présentés abordaient plusieurs questions essentielles : Quelles influences l’éducation postsecondaire a-t-elle eue sur leurs choix et leurs trajectoires, qu’ils aient ou non obtenu un diplôme? Quels sont les réalités et les défis des étudiant.e.s autochtones ? Il était question également de la question de la valorisation de l’éducation dans les communautés, la responsabilité des institutions postsecondaires dans l’inclusion des cultures autochtones, l’acquisition de compétences importantes tant pour les individus que pour les communautés.

Trois axes principaux servaient de piliers à la thématique de cette 14e édition : expériences des étudiant.es autochtones, normes et pratiques institutionnelles face à l’inclusion des cultures autochtones et enfin l’amélioration du bien-être des individus et les communautés autochtones. 

Le colloque comptait deux journées de réflexions, la première sur les recherches en cours et les conférences thématiques, tandis que la deuxième regroupait les discussions et présentations relatives à l’éducation postsecondaires. Les nombreux professeurs, chercheurs, étudiants et intervenants autochtones ont pu se retrouver à la fin des journées de colloque lord de deux soirées culturelles animées par une grande diversité d’artistes autochtones. 

Cahier du CIÉRA #15 : Étudiant-e-s autochtones : Expériences et parcours au postsecondaire

Épistémologies de la recherche en milieux autochtones

Programme (format pdf)

Le colloque annuel de 2015 avait pour thématique la recherche en milieux autochtones et ses épistémologies. Les épistémologies contemporaines de la recherche autochtone ne cessent de se renouveler, autour des enjeux éthiques et méthodologiques, des approches pluridisciplinaires et interdisciplinaires, des projets collaboratifs entre les communautés et les universités, des co-constructions des savoirs et des savoir-faire. Cette diversification des expériences de recherche contribue significativement à la production des savoirs dans les sciences humaines et sociales.

Cette édition se proposait d’explorer les processus de (co)-construction des savoirs, dans un contexte où les autochtones ne sont plus confinés au statut d’objets scientifiques, mais participent activement aux recherches en tant qu’acteurs. Pour ce faire, la parole était donnée aux autochtones et aux non-autochtones pour partager leurs expériences et leurs perceptions de la recherche scientifique, et leurs attentes quant à leur contribution à la recherche et à la diffusion des savoirs et des connaissances.

Arborant la forme traditionnelle des colloques annuels du CIÉRA, cette 13e édition proposait une première journée faisant état des recherches en cours des chercheurs et étudiants du Centre avec une vingtaine de présentations. Cette première journée se terminait sur une soirée culturelle donnée au Musée de la Civilisation et regroupant diverses prestations artistiques telles que des chants et contes avec Natasha Kanapé-Fontaine et Jacques Newashish, des percussions et un concert folk. La deuxième journée était dédiée à la thématique avec trois tables rondes discutant des épistémologies de la recherche autochtone notamment avec les Atikamekw Kinokewin, en contexte de recherche nordique et enfin dans le cadre de l’Université avec les besoins des étudiants autochtones.

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Mouvements autochtones, continuités et transformations

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La 12e édition du colloque annuel du CIÉRA s’est tenue les 10 et 11 avril 2014 à l’Université Laval. Cette édition avait pour ambition d’examiner avec un regard nouveau les transformations et les continuités que vivent les mouvements autochtones contemporains, particulièrement au Québec et au Canada.

Partout dans le monde, la question autochtone mobilise un nombre varié d’acteurs aussi bien les Autochtones eux-mêmes que les non Autochtones, les acteurs communautaires, les représentants de la société civile et les organisations internationales (ONU, Banque mondiale, etc.). Tous se trouvent impliqués aussi bien dans des dynamiques de solidarité et de coopération que de conflit et de résistance. Les recherches présentées dans le cadre de ce colloque abordaient entre autres questions : les conditions d’émergence des mouvements autochtones, leur capacité à fédérer les aspirations des personnes, les dynamiques politiques qui les encadrent, les valeurs socio-culturelles et spirituelles qu’elles promeuvent, ainsi que le problème de leur pérennité.

La première journée des recherches en cours de plus de 30 présentations laissait place à une seconde journée dédiée à la thématique avec 12 conférences organisées autour de trois grands axes de réflexions à savoir : « Stratégies, identités politiques et relations de pouvoir », « Retrouver l’équilibre » et « Espaces d’expressions, d’échanges et de rencontres ».

Une soirée culturelle venait marquer une transition artistique entre les deux journées de colloque en offrant au public diffusion de courts métrages du Wapikoni Mobile, poésie, contes et musique avec une variétés d’intervenants autochtones tels que la poétesse Marie-Andrée Gill.

Cahier du CIÉRA #13 : Mouvements autochtones : Regards sur la transformation des stratégies et des identités politiques

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12 – 13 avril 2012

Études autochtones : transformations, apports et nouveaux horizons

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Cahier du CIÉRA #11 : ÉTUDES AUTOCHTONES : transformations, apports et nouveaux horizons

14 – 15 avril 2011

Initiatives, succès et avancées autochtones

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Cahier du CIÉRA #9 : Initiatives, avancées et succès autochtones

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15 – 16 avril 2010

Enfances autochtones

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Cahier du CIÉRA #7 : Enfances Inuit Childhoods

15 – 16 avril 2009

Réseaux autochtones: appropriations, redéfinitions et connexions

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Cahier du CIÉRA #5 : Cyberespaces et médiatisation des cultures

17 – 18 avril 2008

Rencontre des Nations au Québec: représentations, négociations et cohabitation

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Cahier du CIÉRA #4 : L’histoire des nations au Québec et au Canada: un travail en chantier

Cahier du CIÉRA #3 : La négociation politique: conciliations et contradictions

12 – 13 avril 2007

Éducation et formation autochtones: enjeux et perspectives

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Cahier du CIÉRA #1 : Défis de l’éducation chez les Premières Nations et les Inuit

20 – 21 avril 2006

Regards sur les arts autochtones: créations, productions et réappropriations

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14 – 15 avril 2005

Réalités et défis pour les jeunes en milieux autochtones contemporains: faut-il parler des problèmes ou des projets?

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15 – 16 avril 2004

Les études et recherches autochtones au Québec et ailleurs: vers un nouveau partage des connaissances et des responsabilités?

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