Toutes nos félicitations à Mathieu Arsenault, professeur agrégé au Département d’histoire de l’Université de Montréal et membre régulier du CIÉRA-MTL, pour la publication de son livre Ne rejette pas nos paroles : politique autochtone et gouvernance coloniale au Canada (1815-1860) paru aux Éditions du Boréal.


Dans les colonies canadiennes, la première moitié du XIXe siècle est marquée par un nombre croissant de revendications territoriales émanant des Premières Nations en raison des pressions de la société coloniale sur leurs territoires. C’est cette prise de parole autochtone que cet essai analyse afin de mettre en valeur la participation des Premières Nations à la construction de l’État canadien entre 1815 et 1860.

À partir de l’étude des pétitions adressées à la Couronne par les Innus du Domaine du roi et les Anichinabés de la rive nord des lacs Huron et Supérieur, Mathieu Arsenault trace les contours d’un discours politique autochtone qui s’exprime dans le contexte des relations tendues entre les communautés en marge de l’espace colonial et le centre du pouvoir étatique. Face aux volontés d’expansion coloniale, ces communautés sont amenées à mobiliser des discours politiques axés sur la relation spéciale avec la Couronne afin de provoquer l’action de l’État et de négocier leur intégration au sein de l’espace colonial tout en préservant des rapports de nation à nation.


Vous pouvez d’ailleurs lire l’article de Michel Jean dans La Presse (21 février 2026) au sujet de cette publication.